article Guillaume Joly –
Actuellement, l’alimentation électrique de notre réseau d’éclairage extérieur (29 mats et 60 bornes d’éclairage) est centralisée à partir d’un tableau unique et est constituée de plusieurs sous réseaux en câbles enterrés traversant pelouses et massifs.
Du fait de la vétusté de ce réseau datant de la création de la résidence, les pannes sont nombreuses et aléatoires et de plus en plus difficiles et coûteuses à réparer.

C’est pourquoi, dans l’urgence, fin 2020, pour rétablir l’éclairage (en panne et non réparable économiquement) de l’allée allant de l’entrée Rue Léon Bourgeois à la chaufferie nous avions tenté l’expérimentation de l’alimentation solaire et des lampes LED, pour des raisons d’économie d’énergie et pour supprimer la réfection du réseau enterré fort coûteuse (sans compter les dégâts sur les pelouses et massifs). Seuls 3 mâts faisaient l’objet de cette expérience.

Montage des 3 mats LED solaires – photo RF 
Test éclairage avec les mats LED solaires – photo RF
Malgré les assurances de notre fournisseur, le succès ne fut pas au rendez-vous pendant l’hiver et ce malgré les divers essais de réglage réalisés. Notre déception fut à la hauteur des espoirs vendus par le fournisseur.
De fait, la quantité d’énergie captée par nos panneaux solaires, issue de la lumière du jour, et stockée dans la batterie ne permettait pas de couvrir les besoins nocturnes en période hivernale.
D’un côté, en hiver, la nuit est longue et nécessite donc une batterie de grande capacité, très chargée dès le crépuscule pour couvrir toute la période nocturne. De l’autre, le jour est court, souvent gris, et le soleil est bas, ce qui n’est pas propice à la captation de la lumière solaire.
Si on rajoute que :
- de forts phénomènes de masque dus aux bâtiments et arbres existent,
- nos mâts solaires ont des panneaux discrets car intégrés, mais du coup quasi-horizontaux et de faible surface, donc inadaptés au soleil bas de l’hiver,
- les réglages disponibles sont très limités,
nos chances de succès apparaissent finalement très réduites. Nous regrettons le manque d’étude de faisabilité technique du fournisseur.
A l’inverse, aujourd’hui, proche du solstice d’été, nos lampes brillent toutes la nuit… de 22H à 6H du matin, mais c’est bien en hiver entre 17H et 20H et entre 7H et 9H que nous en avons le plus besoin.
Même équipées de panneaux solaires déportés, solution envisagée mais abandonnée, nos lampes n’auraient pu atteindre des scores suffisants ; sans compter le moindre esthétisme et la forte prise au vent de cette solution.
L’option étudiée aujourd’hui consiste à définir des sous réseaux plus restreints pour diminuer la longueur des câbles enterrés et alimentés à partir des bâtiments les plus proches via un tableau spécifique branché soit, actuellement, sur l’alimentation électrique du bâtiment, soit, peut-être dans le futur, sur des panneaux solaires installés sur les terrasses. Les lampes LED seront bien sûr généralisées.
La vétusté du matériel et l’occurrence des pannes ne laissent pas le choix.

Etat dégradé des bornes actuelles « type » du parc – photo RF 
Borne éclairage : corrosion interne et fils électriques dénudés – photo RF
Même en suspens, le solaire a toutes les chances de revenir dans notre résidence. Avec la réfection toute proche de nos terrasses, validée lors de notre dernière AG, nous aurons l’occasion d’installer un jour des panneaux solaires. Suivant les conditions réglementaires et d’incitation financière du moment, il sera peut-être intéressant de profiter de nos m² sur les toits pour stocker ou revendre notre énergie.
Enfin, ci-dessous figure une description typique d’une lampe solaire moderne (ici de conception française) :

